Mon Post-Partum

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Post partum: L’importance de l’entourage.

Le 23 avril 2018, ma vie bascule avec la naissance de mon fils.  La légende urbaine m’avait dit pendant ma grossesse que cela serait le plus beau jour de ma vie quoi qu’il arrive.
Pourtant, mon accouchement ne me laisse pas un souvenir extraordinaire. 

C’est une péridurale qui ne fonctionne pas. Aucune préparation à cette éventualité, une douleur atroce, une épisiotomie faite au bout de quelques minutes de poussée à peine,  sans me demander mon avis…

Mais c’est aussi la magie de découvrir le sexe de mon bébé quand il naît. Après tous mes efforts, une sage-femme adorable qui me tient la main et l’auxiliaire de puériculture qui m’encourage.

Ça y est : mon fils apparaît.
Ma merveille,  mon bonheur,  mon rayon de soleil  dans ce gouffre dans lequel j’ai l’impression de tomber.


Un gouffre oui. Car déjà pendant le travail,  je sens une solitude immense m’envahir .

Ce n’est pas un sentiment nouveau pour moi, j’avais déjà commencé à le ressentir pendant ma grossesse.


Je comprends alors même que l’on pose mon bébé sur moi que le père qui était pourtant mon mari ne me serait d’aucun secours pour cette nouvelle vie. Mais pire, il sera lui-même par son comportement la source principale de mon mal être dans les mois qui suivent.

Le fameux post partum commence donc quelques heures après mon accouchement avec cette auxiliaire de puériculture si douce et gentille qui entre dans ma chambre avec un doux: » Bonjour maman » et qui reste au moins 15 minutes à me parler et à tout m’expliquer.  Je devrais tout répéter le lendemain au père… Quelle fatigue…On ne s’imagine pas… Alors qu’il aurait suffit qu’il soit là et qu’il écoute…


Et puis c’est la descente aux enfers dès le lendemain…


Un mari excédé et à bout pour tout, des douleurs insupportables au niveau de l ‘épisiotomie qui a mis plus de 2 mois à cicatriser au lieu des 10 jours promis… Je suis pourtant retournée voir ma gynécologue au bout de quelques semaines sur conseil de ma sage-femme libérale qui avait rarement vu une cicatrisation aussi compliquée…Verdict : « tout est normal il faut attendre »…Bon…
J’ai attendu bien docilement  2 mois et demi que cette cicatrice cicatrise… Un enfer…


Il m’était impossible de tenir debout ou assise plus de 15 minutes. Et dans toute cette douleur, il faut tout faire, tout gérer.

 Les rendez -vous pour bébé et pour moi,( il y en a au moins 1 par jour), gérer la  maison, les repas à préparer, les invités,  les humeurs de chacun, les inquiétudes pour mon fils.
Et puis, outres les inquiétudes pour mon fils, il y a aussi les inquiétudes concernant mon corps. Ces choses dont je n’étais pas au courant,  comme la lente et désagréable remise en place des organes. Et côté mental également je me retrouve avec un corps qui m’est inconnu et que tout le monde m’ordonne d’aimer dès que j’essaie de me confier car  » c’est magnifique c’est un corps qui a donné la vie « . Oui certes, mais si c’était si simple à accepter ….

Et alors que ce sentiment de solitude, de détresse, de désarroi m’envahissait mois après mois, il y avait cette injonction qui apparaissait également :  l’injonction d’être heureuse car j’ai un enfant, « que demander de plus? Il y a des tas de personnes qui aimeraient être à ta place ».

D’accord merci, ça m’aide beaucoup.


C’est une période de doute, de solitude, où je pense être « anormale « , où je pensais être la seule à trouver les bouleversements de l’arrivée d’un enfant compliqués à gérer. 



Les points positifs que je retiens ? Tout d’abord la venue de ma maman qui a traversé toute la France pour venir m’aider 3 jours le lendemain de ma rentrée à la maison.  C’est elle qui s’allongera à mes côtés et fera les nuits pendant que j’essaie de récupérer.
Avec le recul aujourd’hui, je comprends l’importance d’être entourée de femmes. De mères qui sont là pour prendre soin de nous et prendre le relais pour s’occuper de bébé. 

Le deuxième, une émission que je regarde quotidiennement depuis ma grossesse et qui m’a aidée dans mon rôle de maman: la Maison des Maternelles.
Dès que je me posais une question ,  je me tournais vers leurs replay.


Et puis évidemment le dernier point. Le plus important : Mon fils. Nous sommes si fusionnels lui et moi. 

Je le porte en écharpe toute la journée. Je lui parle depuis qu’il est dans mon ventre, il comprend tout. C’est ma plus grande source de joie.



Aujourd’hui, 3 ans  et demi après la naissance de mon fils, je suis divorcée de son père .
 Sur ma table de chevet trônent les livres que je vais offrir à ma sœur enceinte ( Le Mois d’or de Céline Chadelat et Marie Mahé-Poulin, et Naitre ici de Julie Toutin). En espérant que cela puisse l’aider à bien vivre son accouchement et son post partum. Et chaque soir j’écoute différents podcast sur la maternité.


Quel dommage de ne pas avoir eu  connaissance de ces mines d’or d’informations quand j’étais enceinte. Et j’ai même envie de dire: Avant même d’avoir été enceinte.

J’ai réussi à en parler avec mes amis proches et j’ai pris connaissance, grâce notamment à l’une d’elle de l’importance d’être bien entourée avant, pendant et après la grossesse.

Si un jour j’ai un autre enfant, cela sera accompagnée d’un partenaire que je sens capable de me soutenir dans mes choix et qui partage mes valeurs. Ce sera entourée d’une doula, et préparée à tout. Pour vivre mon enfantement comme je l’entends et mon post partum le plus sereinement possible.

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