{"id":2758,"date":"2021-04-06T19:30:38","date_gmt":"2021-04-06T17:30:38","guid":{"rendered":"https:\/\/mon-post-partum.com\/?p=2758"},"modified":"2022-03-16T13:57:32","modified_gmt":"2022-03-16T12:57:32","slug":"depression-prenatale-et-post-partum","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mon-post-partum.com\/index.php\/2021\/04\/06\/depression-prenatale-et-post-partum\/","title":{"rendered":"D\u00e9pression pr\u00e9natale et post-partum. Le parcours d&rsquo;Anne-Myrtille."},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h4>De l\u2019importance de soutenir les futures mamans et d\u2019accompagner l\u2019arriv\u00e9e de b\u00e9b\u00e9 au sein des familles.<\/h4>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Je m\u2019appelle Anne-Myrtille et je suis la maman de Cl\u00e9o, une petite fille de 5 ans. Il en aura fallu du temps, beaucoup de temps, pour arriver \u00e0&nbsp;l\u2019\u00e9crire&nbsp;fi\u00e8rement.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Quelle femme \u00e0 30 ans n\u2019a pas entendu cette petite musique lancinante de la maternit\u00e9&nbsp;: \u00ab Alors quand est-ce que tu nous fais un b\u00e9b\u00e9 ? \u00bb, comme si on fabriquait aussi simplement un b\u00e9b\u00e9 qu\u2019un g\u00e2teau.&nbsp;Et puis quelle suite logique apr\u00e8s avoir trouv\u00e9 le mari, la maison et le travail ! Mais moi je ne suis pas pr\u00eate et surtout&nbsp;je n\u2019en ai pas envie. <strong>Tous ces amis avec des enfants en bas \u00e2ges autour de moi, \u00e7a ne me fait pas r\u00eaver, pire, \u00e7a&nbsp;m\u2019effraye.<\/strong> Fatigu\u00e9e de ces bruits sourds, je c\u00e8de \u00e0 la pression sociale et familiale, tout en \u00e9tant persuad\u00e9e que mon corps rejettera un futur b\u00e9b\u00e9.&nbsp;C\u2019\u00e9tait sous-estimer les grandes capacit\u00e9s du corps humain. 2 mois, il faut 2 mois pour que je tombe enceinte.<strong> La d\u00e9couverte de ma grossesse est un choc titanesque qui m\u2019entraine dans une chute vertigineuse.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Les premi\u00e8res sensations de la grossesse confirment mes craintes et mes peurs. Je sens rapidement que cette grossesse ne se passera pas comme celles id\u00e9alis\u00e9es des magazines.&nbsp;<strong>Mais heureusement mon mari me montre d\u00e8s le d\u00e9but qu\u2019il sera l\u00e0, pr\u00e9sent et aimant quel que&nbsp;soit les circonstances.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>La 1\u00e8re&nbsp;\u00e9chographie ne fait que confirmer toute la&nbsp;distance qu\u2019il y a entre ce qui se tisse dans mon ventre et ce que je peux&nbsp;ressentir. La vie et le d\u00e9sespoir s\u2019entrem\u00ealent en moi. Heureusement ma premi\u00e8re bonne f\u00e9e, ma gyn\u00e9cologue,&nbsp;m\u2019entend, m\u2019\u00e9coute et&nbsp;m\u2019accompagne. Elle me conseille de prendre contact avec<strong> une psychologue clinicienne sp\u00e9cialis\u00e9e dans l\u2019accompagnement ante et post natal<\/strong>.&nbsp;Je peux lui d\u00e9verser ma col\u00e8re et lui faire part de mes peurs les plus profondes. Car \u00e0 qui peut-on&nbsp;dire que l\u2019on souffre, que l\u2019on est en rage, que l\u2019on ne souhaite pas de b\u00e9b\u00e9 quand l\u2019aboutissement d\u2019une vie s\u2019accomplit&nbsp;pour beaucoup&nbsp;par l\u2019accueil&nbsp;d\u2019un&nbsp;enfant.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h4>Les cours de pr\u00e9paration \u00e0 l\u2019accouchement&nbsp;sont une nouvelle \u00e9tape douloureuse.<\/h4>\n\n\n\n<p> Je me retrouve avec des mamans qui semblent aussi \u00e9panouies, que moi je semble d\u00e9vast\u00e9e. Je sors du 1er&nbsp;cours en larmes devant tant d\u2019incapacit\u00e9 \u00e0 m\u2019approprier&nbsp;cette grossesse. Je raconte cette d\u00e9tresse \u00e0 ma gyn\u00e9cologue qui me prescrit ces cours \u00e0 domicile, dans le secret de ma&nbsp;maison. C\u2019est \u00e0 ce moment que je d\u00e9couvre \u00e0 quel point les sages-femmes incarnent tout ce&nbsp;qu\u2019il y a de plus doux et d\u2019attentionn\u00e9e pour une femme enceinte. <em>Que d\u2019\u00e9coute, de patience&nbsp;et de gestes pr\u00e9venants.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Psychologiquement tout se d\u00e9grade. Physiquement tout va bien. Je travaille&nbsp;d\u2019arrachepied, je voyage, je bouge et j\u2019oublie bien souvent&nbsp;que j\u2019ai un ventre, \u00e0 tel point que je me cogne partout.<\/p>\n\n\n\n<p>Malgr\u00e9 tout le soutien de mon mari, l\u2019arriv\u00e9e du b\u00e9b\u00e9 se pr\u00e9pare&nbsp;dans l\u2019angoisse et la peur de l\u2019inconnu. La date approche, le saut dans le vide aussi. La psychologue et les sages-femmes m\u2019accompagnent&nbsp;au mieux pour le&nbsp;jour J, en esp\u00e9rant secr\u00e8tement que de l\u2019accouchement&nbsp;naitra une douce rencontre avec ce b\u00e9b\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Ma vie se d\u00e9roule (presque) normalement. D\u00e9but juillet, il fait beau, chaud et je d\u00e9jeune au restaurant. Mais je dois faire vite le rendez-vous de contr\u00f4le \u00e0 domicile avec la sage-femme (une autre riche id\u00e9e de ma gyn\u00e9cologue pour me rassurer) approche. Je mange, je saute dans ma voiture, je cours pour rejoindre la maison,&nbsp;je m\u2019installe sur le lit pour ce nouveau monitoring. Je reprends mon souffle. Je me laisse faire. J\u2019attends. La question tombe : \u00ab vous ne sentez rien ? \u00bb&#8230;<\/p>\n\n\n\n<h4><strong> Les contractions sont rapproch\u00e9es, le col est dilat\u00e9. Je suis en plein travail et je ne le sais pas. Ce b\u00e9b\u00e9 arrive&nbsp;\u00e0 petit bruit. Je m\u2019effondre dans les bras de la&nbsp;sage-femme. Le moment tant redout\u00e9 est l\u00e0, maintenant. L\u2019angoisse prend toute la place et envahie la pi\u00e8ce.<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Les anges gardiens me suivent \u00e0 la maternit\u00e9. Ma gyn\u00e9cologue est l\u00e0, un hasard de son agenda. Elle briefe&nbsp;toute l\u2019\u00e9quipe (je ne le saurai qu\u2019apr\u00e8s).&nbsp;Le travail et l\u2019accouchement restent&nbsp;des souvenirs flous. <strong>Je suis hors de mon corps et cette femme qui accouche ce n\u2019est pas moi.<\/strong> D\u2019ailleurs ce petit b\u00e9b\u00e9 qu\u2019on pose sur moi ce n\u2019est pas le mien. Me voil\u00e0 dans&nbsp;la chambre,&nbsp;seule avec cette \u00e9trang\u00e8re. C\u2019est la premi\u00e8re fois&nbsp;de ma vie que je prends un b\u00e9b\u00e9 dans mes bras. <em>Comment savoir quoi faire ?&nbsp;<\/em>C\u2019est la nuit noire, il y a de l\u2019orage et je suis d\u00e9sempar\u00e9e face \u00e0 ce b\u00e9b\u00e9 qui pleure. Je n\u2019ose pas appeler l\u2019infirmi\u00e8re&nbsp;pour&nbsp;demander de l\u2019aide&nbsp;ou mon mari qui est rentr\u00e9 \u00e0 la maison pour quelques heures de sommeil bien m\u00e9rit\u00e9es. Je ne veux pas d\u00e9ranger et puis toute fa\u00e7on une femme doit savoir quoi faire en telle circonstance.<strong> Je suis faible et incapable.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Le retour \u00e0 la maison est un enfer, malgr\u00e9 tout l\u2019amour et le soutien sans faille de mon mari. <strong>Ce b\u00e9b\u00e9 est une \u00e9trang\u00e8re.<\/strong> Je pleure toute la journ\u00e9e. Je suis incapable de passer une seule&nbsp;minute seule avec elle. Il y a toujours quelqu\u2019un pour m\u2019aider. La famille et les amis, tout le monde est sollicit\u00e9 et prend part \u00e0 ce sauvetage familial. Les quatre sages-femmes qui se relayent aupr\u00e8s de moi&nbsp;sont des petites bouff\u00e9es d\u2019oxyg\u00e8ne quotidiennes.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h4> Elles me rassurent&nbsp;comme elles peuvent. Je sombre. Je plonge. Je dois me rendre \u00e0 l\u2019\u00e9vidence, je ne me&nbsp;rel\u00e8verai pas seule. Elles nous parlent, \u00e0 mon mari et moi, <strong>de&nbsp;l\u2019Unit\u00e9&nbsp;Parents-B\u00e9b\u00e9 (UPB)<\/strong>&nbsp;de l\u2019h\u00f4pital&nbsp;de Montfavet et \u00e9voque <strong>la d\u00e9pression du post partum<\/strong>. <\/h4>\n\n\n\n<p>Elles sont les premi\u00e8res \u00e0 mettre des mots sur ma souffrance. Je reprends un rendez-vous avec ma psychologue clinicienne. Je pleure plus que je ne parle. Je suis morte dans un corps de vivante. Je sors du rendez-vous. Je marche dans les rues bond\u00e9es de festivaliers avignonnais mais je ne vois personne. Je veux fuir, ailleurs,&nbsp;loin de ce b\u00e9b\u00e9. J\u2019ai&nbsp;rendez-vous en urgence le soir m\u00eame, \u00e0 la demande express de ma psychologue, chez un m\u00e9decin g\u00e9n\u00e9raliste qui nous re\u00e7oit \u00e0 22h. Ce m\u00e9decin est un de mes sauveurs. Il nous accueille mon mari et moi pendant 1h. Il comprend tout ce que je lui exprime. Il continue pendant de longs mois \u00e0 me recevoir y compris le week-end. Il&nbsp;r\u00e9pond \u00e0 mes emails d\u2019inqui\u00e9tude quand le b\u00e9b\u00e9 est malade ou quand la souffrance est trop&nbsp;grande. C\u2019est ma b\u00e9quille du quotidien.&nbsp;Il joue m\u00eame le r\u00f4le de messager aupr\u00e8s de la p\u00e9diatre.<\/p>\n\n\n\n<p>Tous ces professionnels me poussent \u00e0 prendre attache avec&nbsp;l\u2019UPB.&nbsp;J\u2019ai peur mais j\u2019accepte. Le premier jour est compliqu\u00e9.&nbsp;<em>Qu\u2019est-ce que je fais l\u00e0 ?<\/em> Je ne le sais pas encore mais cette \u00e9quipe va sauver ma famille.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h4><strong>Alors qu\u2019est-ce qu\u2019on fait \u00e0 l\u2019UPB&nbsp;? <\/strong><\/h4>\n\n\n\n<p>Difficile \u00e0 expliquer.&nbsp;On n\u2019y fait rien de sp\u00e9cial mais&nbsp;tout ce&nbsp;qu\u2019on fait \u00e0 son importance. J\u2019y viens tous les lundis. Quand j\u2019arrive on m\u2019accueille et on me&nbsp;d\u00e9charge, au sens propre comme au figur\u00e9. Ma r\u00e9f\u00e9rente, R\u00e9gine m\u2019accompagne toute la&nbsp;journ\u00e9e. Avec R\u00e9gine on fait des tours de poussette dans le parc qui est magnifique. On parle du dernier&nbsp;film qu\u2019elle a vu, du livre qu\u2019elle a lu.&nbsp;Je&nbsp;m\u2019\u00e9vade de ma prison mentale.&nbsp;Et de temps en temps elle en profite pour glisser un conseil : \u00ab peut \u00eatre pourriez-vous lui donner \u00e0 manger ? Vous sentez vous de la changer ? \u00bb. <\/p>\n\n\n\n<p>En fait, elle m\u2019aide \u00e0 devenir maman ou plut\u00f4t \u00e0 tricoter ce lien avec ma fille, tout doucement, maille par maille. Chaque lundi je suis capable de plus, de mieux, avec elle. Je viens \u00e0 la rencontre de ma fille par l\u2019interm\u00e9diaire de R\u00e9gine.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;Alors avec du temps et beaucoup de patience on apprend \u00e0 se conna\u00eetre. <\/strong>Cl\u00e9o est si gentille et patiente, elle attend que je sois pr\u00eate et ne me brusque pas avec ses pleurs. Elle pr\u00e9f\u00e8re me charmer avec son sourire et sa bonne humeur.&nbsp;L\u2019UPB me permet \u00e9galement de b\u00e9n\u00e9ficier de soins massages qui&nbsp;m\u2019aident \u00e0 reprendre contact avec mon corps. Mais&nbsp;l\u2019unit\u00e9 fait tellement d\u2019autres choses merveilleuses&nbsp;: une psychologue accompagne mon mari pendant plusieurs semaines, les \u00e9quipes accueillent mon papa pour une visite de la structure, R\u00e9gine&nbsp;m\u2019accompagne pour la visite de la future cr\u00e8che de Cl\u00e9o, l\u2019assistante sociale me met en relation avec une association de TISF. Tous ces soutiens sont pr\u00e9cieux pour reconstruire le champ de ruines qui nous entourent.<\/p>\n\n\n\n<p>Le reste de la semaine j\u2019ai donc&nbsp;le soutien d\u2019<strong>une TISF<\/strong> \u00e0 la maison, No\u00eblle. Elle me permet de reprendre possession de ma maison en accomplissant avec moi les gestes du quotidien. Elle&nbsp;me rassure et m\u2019\u00e9paule sans jugement. Elle participe \u00e0 ma reprise en main et \u00e0 mon retour dans la vraie vie.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h4>Je d\u00e9couvre alors <strong>Maman Blues<\/strong>, <strong>cette merveilleuse association de soutien aux mamans traversant une difficult\u00e9 maternelle.<\/strong> <\/h4>\n\n\n\n<p>Voil\u00e0,&nbsp;je vois \u00e9crit noir sur blanc tout ce que j\u2019ai travers\u00e9&nbsp;et qui me saute au visage. Elles sont si nombreuses ces femmes en difficult\u00e9 et Maman blues les aide \u00e0 faire face si justement et 24h\/24h. Que c\u2019est beau ce soutien entre femmes. C\u2019est d\u00e9cid\u00e9 je ferai mon maximum pour me battre \u00e0 mon niveau, \u00e0 leur c\u00f4t\u00e9 pour qu\u2019aucune femme ne se trouve sans soutien dans des moments d\u2019une si grande violence psychologique.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>J\u2019ai entendu un jour le Docteur&nbsp;Dugnat dire que pour faire grandir un enfant il faut tout un&nbsp;village, que l\u2019amour maternel seul ne suffit pas.<\/strong>&nbsp;Cette phrase a \u00e9t\u00e9 si pr\u00e9cieuse.&nbsp;Moi, j\u2019ai b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019un village extraordinaire qui m\u2019a aid\u00e9e \u00e0 faire grandir Cl\u00e9o. Il a sauv\u00e9 notre famille,&nbsp;ma fille et ma vie.&nbsp;Aujourd\u2019hui je fais le v\u0153u que toutes les femmes qui traversent cette difficult\u00e9&nbsp;maternelle&nbsp;aient un aussi beau village que celui qui a \u00e9t\u00e9 le n\u00f4tre. L\u2019UPB et tous ses professionnels qui travaillent en r\u00e9seau sont des tr\u00e9sors qu\u2019il faut pr\u00e9server.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Dans mon village, j\u2019ai&nbsp;\u00e9galement eu&nbsp;la chance d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 \u00e9paul\u00e9e par un mari, une famille et des amis aimants et soutenants. Ils ont \u00e9t\u00e9 incroyables de patience. Ils ont pris sur eux pendant des mois. Ils se sont adapt\u00e9s. Ils nous ont attendu en nous apportant tout leur amour au quotidien.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Je suis tr\u00e8s fi\u00e8re et tr\u00e8s heureuse&nbsp;de vous raconter cette histoire aujourd\u2019hui.<\/strong> Cl\u00e9o est une petite fille formidable. Elle est joyeuse, rayonnante. Elle danse et chante tout le temps. Ma plus belle victoire&nbsp;c\u2019est quand on reparle de cette p\u00e9riode&nbsp;ensemble&nbsp;et qu\u2019elle me dit&nbsp;: <em>\u00ab mais moi&nbsp;Maman, je t\u2019aime, je t\u2019ai choisie et tu es la meilleure maman du monde \u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><em>Anne-Myrtille RIVOAL Le 20 octobre 2019<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De l\u2019importance de soutenir les futures mamans et d\u2019accompagner l\u2019arriv\u00e9e de b\u00e9b\u00e9 au sein des familles. Je m\u2019appelle Anne-Myrtille et je suis la maman de Cl\u00e9o, une petite fille de 5 ans. 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